A l’Aquaforum : La vigne et le vin, des origines à 2100

Francis Grousset, paléo-climatologue, directeur de recherche CNRS retraité et viticulteur

Les premières traces de feuilles de vigneont été découvertes dans des roches datées de 60 millions d’années. Les premières accumulations de pépins de raisins sauvagesont été mises à jour près de Nice, dans l’abri d’un groupe de Néanderthalsdaté de 400.000 ans. Mais ce n’est qu’il y a7 500 ans qu’on retrouve en Iran les premières traces de vin(acide tartrique dans des amphores). C’est alors la fin des chasseurs-cueilleurs ; c’est le début de la sédentarisation et de l’agriculture. La viti-viniculture se répand alors autour de la Méditerranée, via les pharaons, les grecs, les romains. Il y a 2000 ans, le vin prend une place importante en Gaule. Les prêtres ont besoin de vin de messe : ils pérenniseront la viti-viniculture jusqu’à nos jours. Durant cette période historique, la vigne et le vin sont implantés progressivement dans les Amériques, en Chine, en Australie, en Afrique du Sud. Actuellement, la mondialisation a uniformisé les techniques, les pratiques, la qualité, mais la typicité des terroirs persiste. Depuis 150 ans, nous sommes engagés dans un changement climatique qui réchauffe excessivement la planète, ce qui devrait affecter considérablement les vignobles et les vins. Cette conférence tente de reconstituer la grande saga de la vigne et du vin, des origines à nos jours,en la replaçant à chaque étape dans le contexte climatique ambiant. Un regard vers le futur (d’ici 2100) permet enfin d’imaginer le devenir probable de la vigne et du vin, et ce à la lumière des projections des modèles climatiques du GIEC.

6 décembre 2018 à 18h30

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